Publié par Chiens et chats dans Chiens et chats le 19/08/2026 à 20:38
Décrypter les étiquettes de l'alimentation animale (pour chiens et chats) en Suisse est essentiel pour garantir la santé de son animal et s'y retrouver face à la multitude de produits disponibles sur le marché. En Suisse, la fabrication et la mise en circulation de ces produits sont strictement encadrées par des textes légaux (notamment l'OSALA et l'OLALA gérés sous l'égide de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires - OSAV).
Voici un guide pratique pour apprendre à lire entre les lignes et faire le meilleur choix.
Les ingrédients doivent obligatoirement être listés par ordre décroissant de poids au moment de leur mise en œuvre dans la recette.
Le piège des termes génériques : Des mentions comme "viandes et sous-produits animaux" peuvent cacher des ingrédients de qualité très variable (allant des bas morceaux aux issues d'abattoir). Privilégiez les dénominations claires et transparentes (ex. : "viande de poulet fraîche (30%)", "foie de bœuf (15%)").
La décomposition des ingrédients (ou "splitting") : Certains fabricants divisent les sous-produits céréaliers (ex. : blé, gluten de blé, son de blé) pour qu'ils apparaissent plus bas dans la liste, alors qu'en combinant leur poids, les céréales constituent en réalité l'ingrédient principal de l'aliment.
Cette section indique les pourcentages des grands groupes de nutriments présents dans le produit fini. Pour comparer correctement des croquettes (sec) et de la pâtée (humide), il faut parfois recalculer les taux "sur matière sèche", mais les indications de base restent de précieux repères :
Protéines brutes : Essentielles pour les carnivores (surtout les chats). Vérifiez la source de ces protéines (sont-elles principalement d'origine animale ou végétale ?).
Matières grasses brutes (Lipides) : Source d'énergie majeure. Attention aux taux trop élevés si l'animal est stérilisé ou sédentaire.
Cellulose brute (Fibres) : Important pour le transit, mais un taux anormalement élevé peut indiquer une charge en "remplissage" bon marché.
Cendres brutes : Ce chiffre correspond à la quantité de minéraux (calcium, phosphore) restant après combustion totale de l'aliment. Un taux excessif n'est pas gage de qualité et peut surcharger les reins.
Aliment complet : Il contient tous les nutriments, vitamines et minéraux nécessaires pour couvrir 100% des besoins quotidiens de l'animal sans nécessiter d'ajout.
Aliment complémentaire : Il ne suffit pas à lui seul pour nourrir l'animal (comme les friandises, les biscuits ou certains compléments vitaminés/huiles). Il doit être combiné avec le reste de la ration.
Les emballages arborent souvent des mentions alléchantes ("naturel", "au bœuf des Alpes", "riche en poulet"). En Suisse, la loi interdit les tromperies, mais le marketing sait utiliser des subtilités :
La mention "Riche en [X]" signifie légalement que l'ingrédient en question doit représenter au moins 14 % de la composition totale.
La mention "Au [X]" ou "Goût [X]" peut descendre beaucoup plus bas (parfois seulement 4 % de l'ingrédient nommé). Si vous achetez des croquettes "au saumon" mais que le saumon arrive en toute fin de liste après le poulet et le bœuf, l'attrait gustatif est minime.
Examinez la section consacrée aux additifs.
Préférez des conservateurs d'origine naturelle (extraits de tocophérols / vitamines E) plutôt que des antioxydants chimiques de synthèse controversés.
Vérifiez l'absence de sucres ou d'additifs appétents superflus (souvent ajoutés pour masquer la pauvreté qualitative des matières premières).
Prendre le temps de décrypter ces étiquettes permet non seulement d'ajuster le budget de manière éclairée, mais surtout d'offrir à son animal une nutrition adaptée à son âge, son niveau d'activité et sa santé à long terme.
Poster un commentaire